Dr. Enrico CESCUTTI
Dr. Enrico Cescutti's Medical Practice 30 Route de Belvaux, 4510 Oberkorn Differdange, Luxembourg Langue(s) parlée(s) :Français Italien Luxembourgeois
Spécialités concernées : Médecin généraliste, Rhumatologue
L’ostéoporose est une maladie qui rend les os progressivement plus poreux et plus fragiles, au point qu’une chute banale — parfois même un simple faux mouvement — peut suffire à provoquer une fracture, souvent au poignet, à la hanche ou aux vertèbres. Le piège, c’est le silence : l’os se fragilise sans douleur ni symptôme visible, et c’est très souvent la fracture elle-même qui révèle la maladie. Au Luxembourg, le rhumatologue est le spécialiste de référence pour le diagnostic et le suivi, le médecin généraliste oriente et coordonne, et le gynécologue joue un rôle clé autour de la ménopause.
L’os n’est pas une structure figée : il se renouvelle en permanence, un équilibre entre la formation de tissu neuf et sa résorption. Avec l’âge, et plus nettement chez la femme après la ménopause du fait de la chute des œstrogènes, cette balance penche du mauvais côté. L’os perd en densité et en qualité architecturale, un peu comme une charpente dont le bois s’effrite de l’intérieur tout en gardant son apparence extérieure. Rien ne le signale au quotidien. Il n’y a ni douleur, ni gêne, ni fatigue caractéristique — ce qui explique pourquoi tant de personnes ignorent qu’elles sont concernées jusqu’au jour où un os casse pour une raison disproportionnée à la chute.
Trois circonstances doivent particulièrement alerter et amener à consulter. La ménopause, d’abord, surtout si elle survient précocement : la baisse des œstrogènes accélère la perte osseuse pendant plusieurs années. Une fracture après cinquante ans à la suite d’un traumatisme mineur — une chute de sa hauteur, un choc modéré — ensuite, car ce type de fracture dite « de fragilité » est souvent le premier signal de la maladie et ne doit jamais être mis sur le seul compte du hasard. Un traitement prolongé par corticoïdes, enfin, quelle qu’en soit la raison, car la cortisone au long cours accélère la fragilisation osseuse et justifie une surveillance dédiée. D’autres éléments comptent aussi : antécédents familiaux de fracture de hanche, maigreur marquée, tabagisme, consommation d’alcool élevée, ou certaines maladies chroniques.
Le médecin généraliste reste souvent le premier interlocuteur : il évalue les facteurs de risque, interroge sur les antécédents familiaux et personnels, et prescrit si besoin une première ostéodensitométrie. Le rhumatologue intervient pour l’interprétation fine des résultats, la recherche d’une cause secondaire à l’ostéoporose et la décision d’un éventuel traitement de fond. Chez la femme autour de la ménopause, le gynécologue a également toute sa place, notamment pour discuter du moment où amorcer un dépistage et des options hormonales adaptées à chaque situation.
L’examen de référence s’appelle l’ostéodensitométrie, ou DEXA. C’est un examen simple, rapide et non douloureux : la personne reste allongée pendant qu’un appareil à rayons X, à très faible dose, balaie principalement la hanche et le bas de la colonne vertébrale. Aucune préparation n’est nécessaire, il n’y a pas d’injection, et l’examen dure une quinzaine de minutes. Le résultat compare la densité osseuse à celle d’un adulte jeune en bonne santé, sous forme d’un score appelé T-score, interprété par le médecin pour décider si une surveillance simple suffit ou si un traitement doit être envisagé.
Un apport suffisant en calcium par l’alimentation — produits laitiers, eaux minérales riches en calcium, certains légumes verts et fruits secs — participe à la solidité de l’os tout au long de la vie. La vitamine D, elle, est indispensable pour que ce calcium soit correctement absorbé ; elle provient en partie du soleil et en partie de l’alimentation, et un dosage sanguin permet au médecin de savoir si un ajustement est utile. L’activité physique régulière, en particulier les exercices en charge comme la marche ou la montée d’escaliers, stimule la formation osseuse et améliore l’équilibre — un double bénéfice, puisqu’un bon équilibre réduit aussi le risque de chute.
Une fois l’os fragilisé, éviter la chute devient presque aussi important que traiter l’ostéoporose elle-même. Quelques ajustements simples au domicile font une réelle différence : dégager les tapis et fils électriques au sol, installer un bon éclairage dans les couloirs, poser une barre d’appui dans la douche, et porter des chaussures fermées plutôt que des chaussons glissants. Faire vérifier sa vue régulièrement compte aussi, tout comme revoir avec son médecin les traitements pouvant provoquer des vertiges.
Une ostéoporose confirmée n’est pas une fatalité : c’est une maladie qui se surveille et se prend en charge, souvent sur plusieurs années, avec des contrôles réguliers de la densité osseuse pour suivre son évolution. Au Luxembourg, la consultation initiale chez le généraliste, l’ostéodensitométrie et le suivi rhumatologique sont pris en charge par la Caisse nationale de santé selon les règles en vigueur, détaillées sur cns.lu. En cas de chute avec douleur intense, impossibilité de se lever ou déformation visible d’un membre, il ne faut pas attendre : direction les urgences ou appel du 112.
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. En cas de doute, consultez un médecin ; en cas d’urgence, appelez le 112.
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Médecin généraliste - Esthétique
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Non, c’est justement ce qui la rend trompeuse : l’os se fragilise sans douleur ni symptôme perceptible. C’est très souvent la fracture elle-même, après une chute pourtant modérée, qui révèle la maladie.
Il n’y a pas d’âge unique : la ménopause, surtout précoce, une fracture après cinquante ans suite à un choc mineur, ou un traitement prolongé par cortisone sont les situations qui doivent amener à en parler avec son médecin.
C’est un examen indolore d’une quinzaine de minutes : la personne reste allongée pendant qu’un appareil mesure la densité osseuse à la hanche et au bas de la colonne, sans préparation ni injection.
Ils sont utiles mais ne remplacent pas un suivi médical. Ils accompagnent l’activité physique et, si nécessaire, un traitement de fond décidé par le rhumatologue selon le résultat de l’ostéodensitométrie.
Dégager les obstacles au sol, améliorer l’éclairage, installer une barre d’appui dans la salle de bain et faire contrôler sa vue régulièrement réduisent nettement le risque de chute et donc de fracture.